
Depuis 1999, le tri sélectif
est opérationnel à Bourges. Cela a produit une
petite "révolution" à la fois dans le
comportement des berruyers, mais aussi sur leur facture qui a
été augmentée de manière considérable
selon les quartiers.
Jusqu'alors, les déchets étaient
traités de la manière suivante :
- - une poubelle individuelle qui était
ramassée tous les jours dans certains quartiers, tous
les deux jours dans d'autres quartiers.
- - des colonnes d'apport volontaire situés
dans les quartiers de Bourges où chacun apporte de manière
libre le papier (journaux, magazine, publicité... ) et
le verre. Il y avait fin 2005, 285 colonnes d'apport volontaire.
- - une déchetterie située
aux 4 Vents où chacun peut apporter des déchets
de tous ordre.
- - deux fois par an, les "monstres",
c'est à dire des objets encombrants qui sont placés
sur le trottoir un jour donné, et récupéré
au petit matin par les sociétés de ramassage.
Le tri sélectif a été
créé, bien en retard par rapport à d'autres
villes ou agglomérations de la manière suivante
:
- une poubelle jaune pour recevoir les
déchets d'emballage ménagers, ( boîtes de
conserve, carton, pack, bouteilles en plastique... etc). Chaque
berruyer produit chaque année 13 Kg de déchets
de ce type.
- une poubelle verte pour mettre les ordures
ménagères en général, sachant que
chaque berruyer met 285 Kg d'ordure dans ces poubelles.
Les colonnes d'apport volontaire se sont
multipliées, avec 25 Kg de verre par an et 21 Kg de carton.
Tout ajouté, le berruyer produit
environ 350 Kg de déchets par an (2005) en tout genre,
au lieu de 217 Kg/an en 1975.
D'autres chiffres :
Au total, pour la ville de Bourges à
fin 2005, ce sont :
- 1800 tonnes de verre qui ont été
récoltées.
- 1525 tonnes de papier, journaux /
magazines.
- 20 000 tonnes d'ordures ménagères
- 1500 tonnes d'emballages ménagers.
La dépense totale étant
d'environ 6,6 millions d'Euros. (2005).
- L'évolution du tonnage des ordures
ménagères est considérable :
- 1960 = 0,5 Kg/j/hab
- 1974 = 0,7 Kg/j/hab
- 2004 = 1,3 Kg/j/hab soit un doublement
en 40 ans.
Une seconde déchetterie a été
mise en place au début des années 2000 dans le
secteur des Danjons.
Les 2 déchetteries reçoivent
60 000 passages, soit un équivalent de 1 berruyer qui
va au moins une fois dans l'année (ou presque) à
la déchetterie. et cela fait un tonnage de 10 000 t/a.
Les polémiques sur les ordures
ménagères de 2001
Les thèmes portent sur l'économique,
la sécurité et l'environnement pour la droite,
sur la future baisse des impôts et la concertation pour
la gauche. C'est à partir des premiers jours de janvier
2001 que les équipes des deux côtés se mettent
en ordre de marche serré. Jean Claude Sandrier annonce
que la hausse des impôts des ordures ménagères
est inacceptable : "Il est anormal et injuste que
la municipalité ait procédé à une
augmentation de 102% en 1999. Celle-ci a plus particulièrement
touché les 4000 foyers berruyers non-imposables et qui
n'ont pas bénéficié de la petite baisse
d'impôts offerte en contrepartie".
Les journaux locaux affirment qu'après
les 102% d'augmentation, il faut s'attendre, si la droite repasse,
à une nouvelle augmentation de 15%, alors qu'inversement,
lorsqu'elle sera élue, la gauche les diminuera. Serge
Lepeltier réplique rageusement ; il rappelle à
propos des ordures ménagères que l'usine de traitement
"des Quatre Vents" a été faite par la
gauche et réceptionnée quelques jours avant les
élections de juin 1995, " alors qu'il y avait
des mauvaises odeurs autour de l'usine" et "il a fallut
installer un système de désodorisassions qui a
coûté 11 millions de francs au contribuable berruyer".